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Pratique professionnelle
175 PP
Diabète de type 2 : Evaluation de la pertinence de prescription chez la personne âgée hospitalisée en service de SMR.

Elodie DAHAN1, Maxime Noel1
(1) Pharmacie, GCS Sibourg Feuillades, 1330 chemin d´eguilles, 13090 AIX EN PROVENCE

Introduction : La population des patients hospitalisés au sein du SMR sont souvent en perte d´autonomie (post chute, post AVC …). Le dépistage de la dénutrition, de la perte d’autonomie et des troubles cognitifs est nécessaire afin d’adapter la stratégie thérapeutique et d´individualiser une cible d´hémoglobine glyquée (HbA1c). Il convient d’éviter une thérapeutique trop intensive chez les personnes les plus fragiles dans le but de limiter la survenue d´hypoglycémies sévères. L´objectif de ce travail est d´évaluer la pertinence des prescriptions chez le sujet âgé diabétique selon les dernières recommandations de la HAS et de la Société Francophone du Diabète (SFD).
Matériel & méthode : Il s´agit d´un audit rétrospectif réalisé chez les patients de plus de 75 ans et atteints d´un diabètes de type 2, hospitalisés minimum 1 mois dans un service de SMR et ayant au moins un traitement antidiabétique entre mai et juillet 2025. Les critères mesurés sont pour chaque dossier, les médicaments à l´entrée et à la sortie, la survenue d´une hypoglycémie (glycémie <0,7g/dL) au cours du séjour, l´adaptation des posologies à la fonction rénale, les antécédents de chutes de moins d´un an, l´HbA1c à l´entrée, les effets indésirables pouvant être imputés au médicaments antidiabétiques et l´état de nutrition.
Résultats & discussion : Au total, 30 dossiers ont été inclus. L´âge moyen était de 83 ans. Un état de dénutrition était diagnostiqué dans 27%. Un antécédant de chute de moins d´un an était tracé dans 60% des dossiers. L´HbA1c mesurée à l´entrée était inférieure à 7% pour 43% des patients dont fragiles (33%) et dépendants (10%). Pendant le séjour, 23% des patients ont eu des hypoglycémies dont 4 sous répaglinide, 2 sous insulinothérapie et 1 molécule non hypoglycémiante. Les classes inappropriées, glinides et sulfamides hypoglycémiants (SU) ont été arrêtés 6 fois sur 7. Une baisse de 17% de médicaments prescrits entre l´entrée et la sortie. Les effets indésirables retrouvés étaient principalement imputés au glifozine (infection urinaire, hypotension orthostatique et mycose vaginal). Quatre patients avaient un capteur de glucose en continue (CGM).
Conclusion : Cet audit a permis de mettre en évidence une sur médication des patients âgés fragiles et dépendants et une utilisation encore répandue des glinides et SU. Lors de l´hospitalisation une désescalade thérapeutique est initiée notamment lors de la survenue d´hypoglycémie ou lorsqu´une HbA1c mesurée est trop basse. Il a été décidé d´intégrer la cible d´HbA1c en corrélation avec l´état de dépendance du patient dans le projet de soin. Le CGM permet un meilleur dépistage des hypoglycémies nocturnes et équilibre du diabète pour les patients qui en bénéficient. C´est pourquoi, une formation a été réalisée auprès des équipes soignantes afin de poursuivre la surveillance par mesure en continue du glucose pendant l´hospitalisation lorsque le dispositif est déjà mis en place à domicile.
Mots-clefs : Audit, Pharmacie clinique, Gériatrie, Médicament potentiellement inapproprié
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