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Médicaments
063 M
Lieux de dispensation des antirétroviraux : quelles sont les préférences des patients ?

Quentin Guillaud1, Alexandra DOMPS2, Laëtitia VALENTE2, Jihen BOUSSETTA2
(1) Radiopharmacie - Pharmacie à usage intérieur, CH Valence, 179 boulevard maréchal Juin, 26000 Valence
(2) Pharmacie à usage intérieur - Rétrocession, CHU Saint-Etienne, Avenue Albert Raymond, 42270 Saint-Priest en Jarez

Introduction : Certains médicaments disponibles en rétrocession peuvent être accessibles selon 2 circuits de dispensation. On parle alors de double circuit ville-hôpital, notamment pour les médicaments utilisés dans le traitement du VIH et des hépatites B et C chroniques. Les patients ont donc le choix du lieu de dispensation. L’objectif de ce travail est de connaître les avantages et les limites liés à ce double circuit.
Matériel & méthode : Un questionnaire à destination des patients a été rédigé. Il était distribué aux patients traités par antiviraux ou antirétroviraux venus chercher leur traitement à la rétrocession du CHU de Saint-Etienne. Le nombre de questions (10 à 12 questions) dépendait des réponses apportées par les patients. Le questionnaire relevait leurs âges, leurs adresses, l’ancienneté de leur traitement, leurs préférences sur le circuit utilisé et les raisons associées. La satisfaction concernant leur prise en charge était également relevée. Les réponses ont été analysées à l’aide de l’outil SPHINX©.
Résultats & discussion : 31 patients ont répondu au questionnaire entre janvier et février 2026, dont 23 hommes et 8 femmes. Ils ont pour 29 % d’entre eux entre 31 et 50 ans et pour 35% d’entre eux entre 51 et 70 ans. Les patients interrogés habitent les départements de la Loire (29 patients), de la Haute-Loire (1 patient) et de l’Ardèche (1 patient). Ils sont tous sous antirétroviraux dont 25 depuis plus de 5 ans (81%). 28 répondants utilisent uniquement le circuit hospitalier. Les principales raisons évoquées sont que l’hôpital garantit plus de confidentialité et d’anonymat (88%), l’accessibilité et l’accueil (65%), les patients n’ont pas besoin d’anticiper la commande de leurs traitements (54%). On retrouve aussi 1 patient qui ignorait que son traitement est aussi disponible en officine. Suite à ce questionnaire, 25 patients (89%) déclarent préférer conserver le circuit hospitalier, 3 patients (11%) seraient tentés d’aller en officine. Les 3 autres répondants utilisent les 2 circuits de dispensation et n’ont pas de préférence pour un circuit ou l’autre. La principale raison pour l’utilisation des 2 circuits est la disponibilité des médicaments (67%). Ils évoquent aussi la flexibilité des lieux de dispensation, l’accueil, le suivi et des conseils pharmaceutiques plus complets, et l’accessibilité en fonction des périodes (33%). Les répondants déclarent être satisfaits (5 patients) et très satisfaits (26 patients) du circuit hospitalier. Aucune réponse n’a été recueillie auprès de patients traités pour une hépatite chronique.
Conclusion : Le circuit hospitalier est une préférence pour les patients interrogés mais cela est biaisé par cette enquête réalisée en rétrocession hospitalière. Néanmoins, les raisons évoquées sont principalement liées à la disponibilité des traitements et la confidentialité. La confiance des patients pour une dispensation en rétrocession ressort également à travers le questionnaire. Une enquête en lien avec les maladies infectieuses prenant en charge ces patients permettrait d’évaluer les réels attendus des patients en termes de soins et de perspectives.
Mots-clefs : Rétrocession hospitalière, Antiviraux, Evaluation des pratiques professionnelles (EPP)
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