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Pharmacotechnie
166 PT
Validation d’une méthode de dosage de Baclofène et d’Amitriptyline par électrophorèse capillaire.

Leslie BATHOMEN1, Camille DUVETTE1, Aymene BENAINI1, Elodie JACQUEROUX1, Freddy MOUNSEF1
(1) Préparations et contrôles, CHU de Saint Etienne Hôpital Nord, 42055 Saint Etienne

Introduction : Le syndrome des pieds brûlants est un type de douleurs neuropathiques dont l’arsenal thérapeutique est varié. Par son mécanisme d’action, la forme topique transdermique parait être une alternative thérapeutique judicieuse. L’objectif était de développer et valider une méthode de dosage analytique par électrophorèse capillaire (EC), stability indicating, du baclofène et de l’Amitriptyline ayant pour but d´être dosés chacun à 2% dans une crème transdermique à base de Pentravan®.
Matériel & méthode : Les paramètres de la méthode de dosage par EC étaient : capillaire de silice de 50µm/35cm thermostatée à 25°C, tension appliquée 30kV. Détection par UV (λ=210nm), un tampon composé de phosphate 50mM à pH 3,15, d’eau stérile et d’alcool isopropylique (50/30/20, v/v/v). L’intervalle de concentration définie était de 1µg/mL à 50µg/mL. La procaïne (50 µg/mL) a été utilisée comme étalon interne. Cette méthode a ensuite été menée selon les normes ICH Q2(R1). La spécificité a été évaluée en comparant les solutions d’Amitriptyline et Baclofène à un blanc. La linéarité, la précision (répétabilité et de reproductibilité de 3 niveaux de CQ 7,5, 25 et 45µg/mL) et l’exactitude ont été déterminées ainsi que les limites de détection (LOD) et de quantification (LOQ). L’effet matrice a été évalué. Des tests de dégradations forcées ont été réalisés pour chaque molécule : hydrolyse acide (HCL 1mol/L pendant 3H), basique (NaOH 0,1mol/L, 0,5mol/L, 1mol/L pendant 3H), Oxydation (H2O2 3% pendant 3H et 24H), thermique (60°C et 80°C pendant 4H).
Résultats & discussion : La méthode est spécifique car une bonne séparation des pics a été démontrée (résolution > 1,5) avec des temps de rétention de 14,5 min pour l’Amitriptyline et 16,5 min pour le Baclofène. Sur la gamme réalisée de 1µg/mL à 50µg/mL pour l’Amitriptyline et de 5µg/mL à 50µg/mL pour le Baclofène (n=7), la méthode est linéaire avec un R2 > 0,9997 pour les deux molécules. Les LOD et LOQ sont respectivement de 0,270µg/mL et 0,820 µg/mL pour l’Amitriptyline et 0,370 µg/mL et 1,12µg/mL pour le Baclofène. La précision, montre respectivement pour Amitriptyline et Baclofène des CV < 1,21% et CV < 0,92% (répétabilité) et des CV < 6,50% et CV < 6,40% (reproductibilité). Les taux de recouvrement moyen de 98,4% pour le Baclofène et 102% pour l´Amitriptyline, démontre l’exactitude de la méthode pour ces deux molécules. Aucun effet matrice n’est observé. Lors des tests de dégradation forcée, un produit de dégradation apparaît à la suite de l’oxydation à 24H pour l’Amitriptyline avec une dégradation de 25,32% et un temps de rétention de 15,9 min. Aucun autre pic n’est observé et aucun produit de dégradation n’est détecté aux temps de rétention des 2 molécules d’intérêt.
Conclusion : La méthode commune au Baclofène et à l’Amitriptyline a été validée selon les normes ICH Q2(R1), nous permettant par la suite, le dosage de ces deux molécules, à partir de la formulation. Ceci donnera ensuite lieu à une étude de stabilité de cette formulation.
Mots-clefs : Contrôles analytiques, Préparations magistrales, Stabilité médicamenteuse
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