Formation et évaluation des compétences du personnel de radiopharmacie : mise en place d’une méthodologie commune entre un centre hospitalier et un centre hospitalo-universitaire
Juliette Fouillet1, Léa De Neef1, Florie Daverton2, Denis Malzac2, Sarah Langlet2, Julien Dubois1
(1) Radiopharmacie, CHU Montpellier, 371 Av. du Doyen Gaston Giraud, 34090 Montpellier
(2) Radiopharmacie, CH Perpignan, 20 avenue du Languedoc, 66000 Perpignan
Introduction : Dans certains services de médecine nucléaire, les manipulateurs en électroradiologie médicale (MERM) sont habilités à la préparation des médicaments radiopharmaceutiques (MRP). Cette particularité soulève des enjeux liés à une formation initiale moins approfondie aux bonnes pratiques de préparation par rapport aux préparateurs en pharmacie hospitalière. Cette situation est observée dans deux centres hospitaliers proches et d’activité comparable. L’objectif de ce travail est d’évaluer l’impact d’une formation associée à une évaluation des pratiques professionnelles (EPP) communes, au sein de ces unités de radiopharmacie.
Matériel & méthode : La formation a été réalisée dans les unités d’un centre hospitalier universitaire (CHU) et d’un centre hospitalier (CH) en deux étapes : diaporama, puis mise en situation (serious game). L’EPP a été réalisée par le même examinateur dans les deux centres. Les connaissances ont été évaluées à l’aide d’un questionnaire à choix multiples (QCM) avant la formation, immédiatement après celle-ci, puis un à deux mois plus tard.
Résultats & discussion : Le pool de MERM habilité à la préparation de MRP était de 7 pour le CH et 12 pour le CHU. Avant la formation, les scores moyens au QCM étaient de 13,2/20 au CH et de 11,6/20 au CHU. Ils ont augmenté immédiatement après la formation (17,2 et 16,2), puis diminué à distance (15,1 et 14,4). La formation a été jugée très satisfaisante par 85,7 % des MERM au CH et 90,9 % au CHU, tout comme le serious game (85,7 % et 75 %). L’EPP a montré une moyenne identique de 14,4/20 dans les deux établissements, avec une variabilité plus importante au CHU, notamment pour la préparation des doses (écart-type 5,6 vs 3,3), possiblement liée à un effectif plus élevé. Les points à améliorer concernaient l’hygiène et l’environnement ou la préparation des doses, tandis que les aspects touchant à la préparation des médicaments et l’entrée en zone contrôlée étaient bien maîtrisée.
Conclusion : Les résultats du QCM montrent une amélioration significative des scores immédiatement après la formation, suivie d’une diminution dans le temps dans les deux établissements. L’EPP révèle des résultats comparables entre les centres, suggérant qu’une formation commune constitue une approche pertinente.
Mots-clefs : Bonnes pratiques de préparation, Evaluation des pratiques professionnelles (EPP), Préparations radiopharmaceutiques