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Pharmacie clinique
131 PC
Prescription d´antibiotiques dans la Pneumonie Aiguë Communautaire : quelles pratiques en médecine interne ?

Marion Vendeuvre1, Claire LAMBERT DE CURSAY1
(1) Pharmacie à Usage Intérieur, Ambroise-Paré, 9 avenue Charles de Gaulle, 92100 Boulogne-Billancourt

Introduction : Les nouvelles recommandations de prise en charge des Pneumonies Aiguës Communautaires (PAC) chez l’adulte hospitalisé ont été publiées en 2025 par la SPILF (Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française) et la SPLF (Société de Pneumologie de Langue Française). Elles proposent, dans certains cas, de limiter l’antibiothérapie à trois jours, selon des critères de stabilité définis. L’objectif était d’évaluer le respect de ces recommandations pour les antibiotiques prescrits en médecine interne pour les PAC.
Matériel & méthode : Les prescriptions d’antibiotiques du 01/12/25 au 31/01/26 pour PAC en médecine interne ont été extraites. Exclusion des pneumopathies nosocomiales et des exacerbations de BPCO (Bronchopneumopathie Chronique Obstructive). Les comorbidités, critères mineurs et majeurs de gravité, noms des antibiotiques, durée de traitement, critères de stabilité à J3 et J5 ont été recueillis.
Résultats & discussion : Trente et un patients ont été inclus, d’âge moyen 79 ans. Aucun patient n’avait de critère majeur de gravité et 22 patients avaient au moins un critère mineur de gravité. Au total 30/31 patients avaient une PAC non grave. Dix patients étaient conformes à la fois pour le choix de l’antibiotique et la durée. Vingt-sept patients ont été traités par amoxicilline-acide clavulanique, dont deux sans comorbidité qui auraient dû avoir de l’amoxicilline seule. Quatre patients ont reçu un autre antibiotique en probabiliste (ceftazidime pour bronchopneumopathie à Pseudomonas, pristinamycine pour allergie à l’amoxicilline, céfotaxime et spiramycine initiés en réanimation, et céfotaxime sans raison évidente retrouvée). La durée moyenne d’antibiothérapie était de 5,6 jours. Le non-respect des recommandations de durée était lié à une poursuite du traitement jusqu’à J5 alors qu’un arrêt à J3 était possible (9/21), à un arrêt de traitement précoce malgré un critère de stabilité manquant (6/21), à un avis infectiologue (2/21), à une aggravation de la pneumopathie (2/21), à une adaptation à l’antibiogramme (1/21) et à l’absence de point d’appel infectieux (1/21).
Conclusion : Les nouvelles recommandations étaient partiellement respectées. La possibilité d’arrêter le traitement à J3 en cas de stabilité était peu appliquée. L’antibiotique prescrit correspondait généralement aux recommandations. Un rappel des recommandations a été réalisé auprès des prescripteurs.
Mots-clefs : Antibiothérapie, Analyse prescription, Recommandations de pratiques cliniques
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