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Pharmacotechnie
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COMPARAISON DE LA TOLÉRANCE ET L´EFFICACITÉ DU DURVALUMAB ASSOCIÉ À UNE CHIMIOTHÉRAPIE PAR RAPPORT AU DURVALUMAB SEUL

Ferdinand BADIBOUIDI1, Meriem MAZIT1, Sylvie IARIA1
(1) Pharmacie, GHPSO, GHPSO PHARMACIE BL LAENNEC, 60109 CREIL

Introduction : Le Durvalumab associé à une chimiothérapie est maintenant une option dans le traitement de certains cancers. Cependant le recul sur l’utilisation de cette association en pratique est limité. Notre objectif a été de comparer l’efficacité et la tolérance du Durvalumab associé à une chimiothérapie au Durvalumab seul.
Matériel & méthode : Les patients ont été traités soit par du Durvalumab en monothérapie soit par du Durvalumab associé à une chimiothérapie. Les critères de comparaison étaient : le profil des patients, la tolérance et l’efficacité du traitement. Le recueil des données a été fait rétrospectivement du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2024 à partir des dossiers patients informatisés (DXCARE et Chimio).
Résultats & discussion : Nous avons analysé 79 patients (50 hommes et 29 femmes). Les patients étaient traités par le Durvalumab en monothérapie (57 patients) ou par le Durvalumab associé à une chimiothérapie (22 patients). L´âge médian était de 69 ans (IQR 64-73), et les types de tumeurs étaient le cancer bronchique (72 [91 %]) et le cancer des voies biliaires (7 [9 %]). En monothérapie, la tolérance était très bonne dans 4/57 cas, bonne dans 45/57 cas, correcte dans 1/57 cas et mauvaise dans 2/57 cas. Les effets indésirables signalés étaient l’altération de l’état général (1/57), dysthyroïdie (7/57), pneumopathie (6/57), asthénie (3/57), dyspnée (4/57), hématurie (1/57), syndrome inflammatoire (1/57), zona (1/57), toux (5/57), cholestase (1/57), surinfection (1/57), fibrose pulmonaire (1/57), foyer hyper métabolique (2/57). Dans vingt-quatre cas les traitements étaient arrêtés en raison de fibrose pulmonaire (1/57), asthénie majeure (1/57), progression (18/57), altération de l’état général (1/57), des difficultés à la perfusion (1/57), pneumopathie interstitielle (2/57). En association, la tolérance était très bonne dans 2/22 cas, bonne dans 14/22 cas, correcte dans 1/22 cas et moyenne dans 3/22 cas. Les effets indésirables signalés étaient l’altération de l’état général (5/22), thrombopénie (2/22), nausée et vomissement (2/22), asthénie (1/22), pneumopathie (1/22), pemphigoïde (1/22), prurit (1/22), nausées (1/33), tachycardie (1/22), diarrhée (1/22), fièvre (1/22). Dans quinze cas les traitements étaient arrêtés en raison de la progression (7/22), d’altération de l’état général (5/22), de pemphigoïde (1/22), de thrombopénie (1/22) et de pneumopathie (1/22).
Conclusion : Ces résultats suggèrent que l’association Durvalumab et la chimiothérapie constitue un traitement tolérable. Des études supplémentaires sont nécessaires pour évaluer les données relatives à la survie globale ainsi que les données relatives à la survie sans progression.
Mots-clefs : Amélioration de la qualité, Audit, Chimiothérapie, Bonnes pratiques de préparation
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