Optimisation de la conciliation médicamenteuse et du bilan de médication dans un service de Court Séjour Gériatrique
Pauline BODIN1, Anne-laure RICHARD1, Marie CATOIS1
(1) Pharmacie, Hôpitaux du Sud-Manche, 59 rue de la liberté, 50300 Avranches
Introduction : Les activités de conciliation médicamenteuse rétroactive et du bilan de médication sont réalisées à l’aide de deux outils : logiciel de soins pharmaceutiques (LGS) et dossier patient informatisé (DPI). Activités chronophages, l’objectif est de les optimiser en testant l’utilisation d’un seul outil : le DPI.
Matériel & méthode : Des formulaires ont été créés avec l’équipe DPI reprenant automatiquement les informations du dossier patient.
Une étude proactive observationnelle a été réalisée en comparant les durées entre ces deux organisations au Court Séjour Gériatrique. L’interne de pharmacie a chronométré sur un mois ces activités pour cinq patients par organisation. Les durées de recueil de données, d’organisation et d’analyse ainsi que le plan d’action ont été enregistrées sur une table de calcul.
Résultats & discussion : Quatre formulaires ont été créés sur le DPI en un mois : recueil bilan médicamenteux, conciliation médicamenteuse et bilan de médication à l’entrée du patient, conciliation médicamenteuse à la sortie du patient et plan de prise pour le patient à sa sortie. Trois réunions avec l’équipe DPI ont permis de perfectionner ces formulaires.
Les durées moyennes du bilan de médication comprenant la conciliation médicamenteuse avec LGS versus DPI étaient respectivement pour : le recueil de données de 34 min et 39 min ; l’organisation et l’analyse des données de 1 h 13 min et 52 min et pour le plan d’action de 20 min et 19 min.
La plus grande différence est constatée pour le remplissage des documents de conciliation et du bilan de médication : 50 min avec LGS versus 25 min avec DPI.
L’utilisation du DPI seul montre une durée diminuée pour le recueil et l’organisation des données lors du remplissage des documents. L’échantillon aurait pu être augmenté afin d’avoir un échantillon plus représentatif et supprimer les écarts liés à la complexité des traitements du patient. De plus, pour une comparaison identique des durées, la réalisation de la même conciliation avec les deux organisations aurait été nécessaire.
Conclusion : La nouvelle organisation a été adoptée à l’unanimité et la procédure de conciliation a été révisée. Le renseignement des pharmacies d’officine du patient en systématique dans le DPI permet un gain de temps et l’amélioration du lien ville hôpital. Une réflexion est maintenant portée sur l’incrémentation de données issues de ces formulaires dans la lettre de liaison.
Mots-clefs : Pharmacie clinique, Conciliation médicamenteuse, Lien ville-hôpital, Bilan médicamenteux optimisé, Gériatrie