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Radiopharmacie
215 R
MEDIFLASH INFO : l’automatisation au service de la radioprotection

Aurore Chetritt1, Edouard Mordefroy1, Christophe Stainmesse 2, Sabrina Antunes1, Guillaume Leleux1, Erwan Snobbert1, Louise Breuil1
(1) Unité de radiopharmacie, service pharmacie, Hopital Cochin, 123 boulevard du port royal , 75014 Paris
(2) Direction de la qualité et gestion des risques, conseiller en radioprotection, Hopital Cochin, 123 boulevard du port royal, 75014 Paris

Introduction : L’utilisation de médicaments radiopharmaceutiques (MRP) en imagerie TEP expose les professionnels à une irradiation significative des extrémités. Malgré l’emploi de protections (protèges-seringues, valisettes blindées), des marges d’amélioration subsistent. Par ailleurs, la répétition des gestes et les contraintes posturales peuvent favoriser la survenue de troubles musculosquelettiques (TMS), conduisant parfois à des compromis au détriment de la radioprotection. Ce travail vise à évaluer l’intérêt du système combiné MEDIFLASH® (MF), automate de fractionnement de dose, et MANUJET® (MJ), injecteur manuel de MRP, afin d’optimiser la radioprotection tout en préservant l’ergonomie et la reproductibilité des pratiques.
Matériel & méthode : Un dosimètre APVL ED3 a été utilisé pour mesurer l’exposition des extrémités chez les préparateurs en pharmacie hospitalière, pharmaciens et internes lors du radiomarquage et de la préparation des seringues, ainsi que chez les manipulateurs en électroradiologie médicale lors de l’injection de MRP marqués au Gallium 68. Deux modalités ont été comparées : méthode standard (Msd : seringue blindée + valisette) et méthode automatisée (Mau : MF + MJ), à l’aide d’un test de Wilcoxon unilatéral. Au total, 90 mesures ont été réalisées : 10 lors de la préparation du MRP (n=5/méthode) 60 lors de la préparation des seringues (n=30/méthode) et 20 lors de l’injection (n=10/méthode). Les activités (MBq) ont été comparées selon la méthode par un test de Student bilatéral.
Résultats & discussion : Les mesures lors de la préparation du MRP ne diffèrent pas significativement (215±230 µSv), l’automatisation n’intervenant pas à cette étape. Les activités moyennes par seringue étaient comparables : 153±38 MBq en Msd versus 158±42 MBq en Mau (p>0,05). Lors de la préparation des seringues, la dose moyenne aux extrémités est de 96± 97 µSv en Msd contre 0,6±0,7 µSv avec MF. À l’injection, elle est de 42±28 µSv en Msd contre 3,4±2,5 µSv avec MJ. L’utilisation combinée MF+MJ permet ainsi une réduction significative de l’exposition aux extrémités (p<0,001).
Conclusion : Ces résultats confirment l’intérêt de la méthode semi-automatisée pour réduire l’exposition des extrémités, à activité manipulée comparable. Une variabilité importante des mesures persiste, notamment lors de la préparation, probablement liée à des facteurs inter et intra-opérateurs. La préparation des MRP (mise en place et contrôle des seringues) devient ainsi l’étape la plus contributive aux doses. L’étude se poursuit avec des mesures corps entier. Cette solution apparaît efficace pour améliorer la radioprotection, sous réserve d’une évaluation ergonomique afin de garantir l’adhésion des utilisateurs et un bénéfice optimal en pratique quotidienne.
Mots-clefs : Qualité de vie, Préparations radiopharmaceutiques, Radioprotection, Automate de dispensation, Radiopharmaceutique
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